
Les périodes de crise comme celle que nous vivons actuellement sont propices aux investissements sur les matières premières qui deviennent alors des valeurs de réserves. Les cours ci-dessus, dont l’évolution est exprimée en pourcentage pour mieux pouvoir apprécier et comparer les différentes valeurs, traduisent les doutes et les craintes des financiers et investisseurs.
Si la crise devait continuer :
Le dollar poursuivra sa chute avec des banques de plus en plus touchées par les subprimes, puis par la flambée des CDO (collateralized debt obligations), véritable nerfs du système bancaire. L’euro atteindra les 120% de majorations d’ici les dix prochaines années, par rapport à 2001.
L’or, éternelle valeur de réserve, voir son cours exploser. Il devrait monter jusqu’à 625%.
L’argent n’est pas voué normalement à être une valeur refuge. Ce métal le devient lorsque l’or a déjà atteint des records. Le potentiel de l’argent est 5 fois supérieur à celui de l’or, il devrait aisément rejoindre la barre des 2000% dans les dix prochaines années, réalisant 600% par rapport au prix d’aujourd’hui.
Le pétrole évoluera dans l’incertitude, avec d’une part la crainte du pic de production et les pays de l’OPEP qui profite de l’envolée des prix pour combler la baisse du dollar, et d’autres parts des réserves actuelles suffisantes pour les 40 années à venir et des réserves potentielles dans des puits dont l’exploitation devient rentable grâce à la montée du prix du baril, notamment dans l’océan arctique, suffisantes pour 40 autres années.
Le blé, comme les principales céréales, évoluent également dangereusement, générant la famine dans les pays les plus pauvres, une famine dont le caractère est inédit ! En effet la nourriture reste abondante, mais les gens n’ont plus les moyens de se nourrir…
Les prix du pétrole et des céréales ne pourront pas être absorbés par l’économie mondiale si les cours devait augmenter en permanence sur le long terme. A moins que le monde ne connaisse une révolution écologique brutale, en prenant soin de stopper le développement des bio carburants qui détruisent les sols et les eaux avec l’utilisation massive d’engrais et qui réduisent la culture des produits alimentaires, nous rentrerions alors dans une crise aggravée, au bord d’une dépression semblable à celle de 1929, si ce n’est pire.
Bien sûr, les marchés peuvent se retourner à tout moment et anéantir vos investissements.
Source :
kitco.com
barchart.com
dani2989.com
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